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Le programme de la langue française en fête

Direction de la Langue Française

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Travaux en cours

Terminologie

Un avis a été rendu en date du 27 mai 2008. Il porte sur la réorientation du travail terminologique de la Communauté française.

De 1998 à 2008, un travail terminologique important a été mené en collaboration avec la France afin de recommander des équivalents français aux termes anglais dans de nombreux domaines de spécialités. Ce travail a permis de construire la Banque terminologique de la Communauté française (www.banqueterminologique.be), qui, en février 2007, comptait 3 560 termes, et leurs équivalents anglais, néerlandais et allemand.

Actuellement, la Direction met en place un nouvel outil de gestion terminologique mieux axé sur les besoins des citoyens de notre communauté, tout en intégrant les 3560 termes de la banque terminologique actuelle. Cette réorientation de l’activité terminologique se mène entre autres en collaborant avec les services de la Fédération Wallonie-bruxelles et la Wallonie afin de se centrer sur leurs domaines de compétence (simplification administrative, audit et qualité, édition numérique, sport, petite enfance, adoption, éducation à la santé, etc.). Actuellement, la DLF a finalisé un travail sur la terminologie de l'audit et de la qualité, et la simplification administrative. Un travail sur la terminologie de l'édition numérique est en cours.

Multilinguisme

Un avis sur l’amélioration du bagage en langues étrangères des citoyens de la communauté française (hors contexte scolaire) a été adopté le 1 er septembre 2008 et rendu à la Ministre.

Les stratégies portent sur le renforcement des compétences plurilinguistiques, sur la valorisation des compétences plurilinguistiques, sur l’abolition des préjugés que les francophones peuvent avoir sur d’autres langues et cultures, ainsi que sur leurs propres compétences plurilinguistiques. Les actions présentées dans l’avis s’articulent autour de deux pôles : le travail sur les représentations et l’exposition aux autres langues.

Féminisation

Le décret du 21 juin 1993 de féminisation des noms de métier, fonction, grade et titre s’applique principalement aux administrations publiques. Or il ne semble pas totalement respecté dans certains textes (législatifs, administratifs) et sites internet émanant entre autres de la Fédération Wallonie-Bruxelles elle-même. Ces documents incriminés considèrent systématiquement le masculin comme épicène. 

Un avant projet de décret a été rédigé et soumis à la ministre. 

Un guide de rédaction féminisée et la mise à jour de la liste des formes féminines de 2005 ont été réalisés récemment et devraient être publiés prochainement.

Orthographe 

Un avis a été rendu le 9 avril 2008 sur les rectifications orthographiques de 1990. L’aval de plusieurs ministres (culture, enseignement obligatoire, enseignement de promotion sociale, enseignement supérieur pédagogique) a été sollicité afin de relancer la réforme orthographique de 1990 dans les milieux enseignants. Une sensibilisation de la presse belge s'est également opérée pendant "La langue française en fête" en mars 2009. Elle se poursuit à travers le maintien du programme Recto/Verso développée par le CENTAL (Centre de traitement automatique du langage - UCL). Il s'agit d'un outil en ligne permettant de transposer les textes que vous soumettez en nouvelle orthographe. Pour chaque rectification,  une infobulle vous informe de la règle en vigueur.

Le dépliant présentant les sept règles les plus consensuelles a déjà été diffusé à plus de 130.000 exemplaires. Le dépliant est téléchargeable sur le site (bouton « orthographe ») ou peut être obtenu à l'adresse languefrancaise(at)cfwb.be

D'autres réformes sont en chantier...

Depuis plusieurs années, la Commission Orthographe étudie certains aspects de notre orthographe grammaticale dont une rationalisation accrue pourrait apporter à l’usager des bénéfices plus larges que des aménagements locaux du lexique : accord du participe passé, pluriel des noms composés, divergences entre participe présent et adjectif verbal, morphologie verbale…

À propos de l’accord du participe passé, les études et les propositions de la Commission ont été soumises à une concertation internationale au sein du réseau OPALE. Elles ont reçu un premier accueil encourageant de la part de la DGLFLF française. Lors de la réunion d’octobre à Lyon, les membres de l’OPALE ont décidé d’élargir cette concertation et d’en modifier la forme, en créant un Laboratoire de documentation des évolutions possibles du français, dirigé par un membre de la Commission (voir ci-dessous, 5. Coopération avec les organismes francophones). Les textes sur l’accord du participe passé devraient être les premiers à être soumis à la discussion sur le site de ce nouveau laboratoire.

En parallèle, le débat scientifique international s’est aussi poursuivi dans d’autres lieux. Ainsi, deux membres de la Commission ont participé activement à l’élaboration du quatrième volume de la collection publiée par le groupe parisien EROFA (Études pour une rationalisation de l’orthographe française), sous la direction de Claude Gruaz : L’accord du participe passé (Limoges, Lambert-Lucas, « Le débat orthographique », 2012) ; et un troisième a défendu les travaux de notre Commission au colloque sur Le participe passé entre accords et désaccords, organisé en Pologne par les universités d’Opole et de Strasbourg.

Par ailleurs, la Commission a poursuivi son analyse des problèmes orthographiques soulevés par la morphologie verbale. Elle a élaboré diverses propositions de rationalisation plus ou moins poussée, qui vont de l’alignement des formes  en -x sur celles en -s (je peus, tu veus…, le -x n’étant dû, comme dans les pluriels en -aux ou en -oux, qu’à une erreur de lecture des textes anciens) ou de la généralisation du -s à la 2e personne du singulier (impératifs manges ou vas, comme à l’impératif d’autres verbes,  comme à l’indicatif et au subjonctif de manger ou d’aller, et même comme dans manges-en ou vas-y) jusqu’à des tentatives pour  mettre plus de cohérence dans les fameux verbes en -tir, en -dre ou en -tre, par exemple (pourquoi je mens, tu peins, il absout, mais je revêts , tu prends, il coud etc. ?).

Ces propositions, et les analyses qui les fondent, seront à leur tour soumises à la concertation internationale via le site du nouveau Laboratoire de documentation des évolutions possibles du français.

Immigration

La DLF réfléchit actuellement au développement d’actions répondant aux besoins sociolinguistiques des adultes issus de l’immigration (entre autres la  valorisation des langues d’origine auprès de tous, le développement d’un rapport positif à la langue française et l’incitation à la maitrise du français).

Une campagne pour combattre les stéréotypes linguistiques jouant en défaveur du vivre ensemble est en préparation. Son fondement scientifique a été confié à Philippe Hambye (UCL, Valibel).

En 2010 et 2011, la ministre a en outre confié à l'IRFAM et à l'Université de Liège deux recherches-actions.

La première portait sur les pratiques culturelles favorisant une appropriation de la langue française par tous. Cette recherche, basée sur l'analyse de 10 projets pilotes représentatifs de la diversité des formes d'expression artistique et culturelle, conduira à la production d'un outil de travail destiné à toutes les structures relevant de la DG culture (Bibliothèques, centres culturels, Centres d'expression et de créativité, théatre-action, musées, arts urbains, associations d'alpha et de Français Langue Etrangère,  Maison de jeunes, etc.).

La deuxième portait sur les pratiques à développer en Ecole de devoir.

Ingénierie linguistique

Une Commission a produit un avis reprenant:

  • la question de la langue française au contact des TIC (technologies de l’information et de la communication).
  • la langue française et l’ingénierie linguistique.

La langue française et les technologies de l’information et de la communication

Avec le développement des nouvelles technologies, la Commission souhaite que soient développées des actions liées aux nouvelles pratiques au niveau de la langue (exemple, les forums de discussion, les SMS, le courrier électronique…). Ces technologies, via les autoroutes de l’information, impliquent une nouvelle manière pour les langues d’être en contact mais également en compétition.

Ces actions pourraient notamment s'inspirer du rapport québécois qui propose un certain nombre de recommandations pour améliorer la maitrise de l’écrit (adapter  l’enseignement de l’écriture à l’environnement technologique des jeunes, par exemple). La commission insiste sur l’importance de l’éducation à ces outils pour favoriser l’acquisition de la langue (faire entrer l’ordinateur en classe de français et développer des outils tels les dictionnaires électroniques).

L’ingénierie linguistique.

Il s’agit plus spécifiquement de traiter les réalisations langagières orales ou écrites. Il s’agit également d’un objectif de politique linguistique et de promotion de la langue française. Le français reste à la traine par rapport à l’anglais.

La commission a pour mandat d’ordonner des actions couvrant ces deux pôles et de réfléchir à l’articulation à faire avec les autres instances au niveau national et international.

La Direction de la langue française soutient le Centre de Traitement Automatique du Langage (UCL) sur des projets ponctuels qui mettent en oeuvre des propositions faites par le Conseil, comme l'outil RECTO/VERSO de correction automatique qui applique automatiquement les rectifications de 1990 dont il est question plus haut et le 1er Forum des Industries de la Langue (FIL) qui a été organisé dans le cadre de "La langue française en fête" 2010..

Sensibilisation du public à la langue française  

·         Politique éditoriale

La Direction de la langue française édite trois collections:

La collection « Français et Société »

L'inventaire et le contenu des numéros parus se retrouve dans la rubrique Publications et ressources de ce site.

Collection « Guide »

L'inventaire et le contenu des numéros parus se retrouve dans la rubrique Publications et ressources de ce site.

La langue française en fête

Cette grande opération décomplexante sur la langue est orchestrée chaque année par la Direction de la langue française autour du 20 mars, journée internationale de la francophonie. Les infos se trouvent sur le site www.lalanguefrancaiseenfete.be